dimanche 12 novembre 2017

Walter Benjamin, un berlinois pas comme les autres


Walter Benjamin
Walter Benjamin (1892-1940)

Quand on pense au Berlin des années vingt, au Berlin qui a survécu à la défaite allemande dans la Grande Guerre et qui n’a pas encore connu le cauchemar hitlérien, on pense le plus souvent aux cabarets, aux théâtres de revues, bref, à la vie nocturne de ces années.

On pense aussi à l’art, et alors en premier lieu à des peintres comme George Grosz, avec ses portraits impitoyables, ainsi qu’à Otto Dix. À la littérature peut-être : Alfred Döblin, Bertolt Brecht.

Mais on pense plus rarement, peut-être, à la vie intellectuelle de la capitale allemande. Et pourtant, il y a tant à dire à ce sujet. Il y a eu Hannah Arendt, Gershom Scholem, Georg Lukács, Theodor Adorno. Et Walter Benjamin, critique littéraire et philosophe.

Benjamin est né à Berlin en 1892. Un berlinois donc, mais un berlinois universel, qui a passé de longues parties de sa vie en Suisse, en France, en Italie, en Espagne, en Israël.

Benjamin a écrit un livre autobiographique  sur son enfance à Berlin, mais j’ai du mal par ailleurs a trouver des témoignages sur sa vie berlinoise. Il y a par contre de nombreux textes de lui sur Paris, sur ses passages couverts, sur Charles Baudelaire.

Benjamin a connu une mort tragique en 1940 en essayant d’échapper aux nazis. C’est dans la ville frontalière espagnole de Port Bou qu’il a fini ses jours. Il y a un très beau monument dédié à sa mémoire dans cette ville catalane.

Voici le lien d’une émission d’Arte sur Walter Benjamin :


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